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The Railway Diaries - page 3

(Français) Lesbos, l’autre porte de l’Europe pour des réfugiés en perdition – OrientXXI

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À seulement 10 kilomètres des côtes turques, les 89 000 habitants de Lesbos ont vu leur île devenir la plus importante porte d’entrée dans l’Union européenne pour les réfugiés, juste après l’Italie. Dans les six premiers mois de 2015, 63 000 migrants ont rejoint les côtes grecques.

La traversée depuis la Turquie est nettement moins risquée que celle depuis l’Égypte ou la Libye. Une fois débarqués sur l’île, les réfugiés restent le moins longtemps possible sur place afin de se mettre en route vers l’ouest ou le nord de l’Europe en passant par la Macédoine. S’ils parviennent à échapper aux bandes criminelles organisées ainsi qu’à la police, ils prendront le chemin de la Serbie puis de la Hongrie pour enfin rejoindre l’Allemagne qui semble être la destination privilégiée pour la majorité des réfugiés.

Réfugiés à Lesbos – YouTube
© Giulia Bertoluzzi, Costanza Spocci, Nawart Press

«  L’hiver passé nous avons observé beaucoup d’arrivées mais rien de comparable à maintenant  », explique Eleni Velivasaki, avocate au sein de l’ONG Pro-Asyl qui apporte une assistance juridique aux réfugiés. «  Chaque mois nous atteignons un nouveau record. Cinq mille nouvelles arrivées pour le seul mois de mai et maintenant que l’été est là, on les compte par centaines chaque jour  ».

Parmi la foule de réfugiés de différentes nationalités qui s’agglutinent devant le portail du bureau portuaire des gardes côtes de Mytilène, la capitale de Lesbos, Vahab, un jeune Afghan qui parle anglais couramment, émerge et se fait porte-parole de son groupe. «  Quand nous avons débarqué, nous avons dû marcher plus de 50 kilomètres pour atteindre cette ville. Nous dormons maintenant dans la rue depuis 5 jours, sans eau, sans nourriture ni toilettes  ».

DES CENTAINES DE PERSONNES TOUS LES JOURS

Dans un ballet quasiment ininterrompu de petits Zodiac, chacun chargé de 30 à 40 personnes, les côtes septentrionales de l’île, près du village de Molyvos, voient défiler des centaines de personnes débarquant chaque jour. Au milieu des ruelles bondées de touristes de Molyvos, des nombreux restaurants de poisson et des excursions de plongée sous-marine, les réfugiés posent pour la première fois le pied sur le sol européen.

«  Lorsque tout a commencé, beaucoup de locaux les harcelaient et les insultaient, affirmant que leurs maladies allaient faire fuir tous les touristes  », se souvient Kimon Kosmetos qui travaille au restaurant Captain’s Table de Molyvos. À l’arrière de son restaurant, la propriétaire a monté un petit kiosque pour que les réfugiés puissent se reposer en attendant, parfois jusqu’à deux ou trois jours, que le bus des gardes-côtes les emmènent au bureau de Mytilène afin de se faire enregistrer. «  Quand la situation a commencé à dégénérer, un réseau civil s’est créé pour faire face à cette catastrophe  », raconte Kosmetos  ; «  il y a ceux qui apportent à manger, ceux qui récupèrent des vêtements ou encore des couvertures  ».

Néanmoins, la majorité d’entre eux débarquent sur les plages situées entre Skala Sykaminias et Molyvos sans la possibilité de rejoindre cette dernière. Quelques maisons de bergers et une simple route non goudronnée serpentant le long de la côte, c’est tout ce qu’il y a ici. Ce spectacle effrayant des Zodiac se déroule en pleine journée sous le regard ahuri des quelques habitants qui leur donnent les indications sommaires pour rejoindre la route principale. Avant de finir par démonter les Zodiac échoués et de s’emparer des moteurs qu’ils revendront plus tard.

UNE SITUATION HORS DE CONTRÔLE

Nombreux sont ceux qui demandent leur route pour Athènes sans se douter qu’ils se trouvent sur une île. Tous connaissent cependant parfaitement la procédure à suivre : d’abord se faire arrêter par les gardes-côtes, puis par la police. «  C’est une procédure très stricte  », insiste Eleni Velivasaki. «  Les gardes-côtes doivent être les premiers à enregistrer les réfugiés. S’ils ne sont pas interceptés en mer, ils doivent tout de même se rendre auprès des gardes côtes pour être enregistrés et ensuite être arrêtés par les policiers qui les ramènent enfin au seul centre de détention de l’île, dans le village de Moria  ».

«  La situation est totalement hors de contrôle  », explique Zoe Levaditou, de la Hellenic Rescue Team  ; «  sur l’île il n’y a pas assez de moyens, les gardes-côtes ne disposent que d’un seul bus pour récupérer les personnes à Molyvos  ».

Les habitants craignent de transporter les réfugiés dans leur voiture car selon la législation locale ils pourraient être accusés de trafic d’êtres humains et condamnés jusqu’à 10 ans de prison. La route entre Molyvos et Mytilène n’est plus qu’un flux interrompu d’enfants, de jeunes, de femmes, de personnes âgées et de familles entières ayant tout abandonné et en marche vers un futur incertain. «  J’étais photographe à Kaboul  », raconte Nassim dans le port de Mytilène, «  j’étais en train de travailler sur les zones rurales d’Afghanistan mais j’ai dû tout arrêter et m’enfuir car j’étais en danger  », conclut-il, le regard vide d’espoir.

«  99 % des personnes qui débarquent à Lesbos sont des réfugiés  », explique Zoe Levaditou, «  par ordre de grandeur : des Afghans, puis des Syriens, des Pakistanais, des Africains — Somaliens et Erythréens notamment — et enfin des Bangladeshis  ». Mais la réalité sur place est que personne ne souhaite rester sur l’île ni même en Grèce. «  Le problème est que la Grèce ne donne l’asile qu’à seulement 1 ou 2 % des demandeurs  », témoigne Eleana Ianodou du Conseil d’intégration des immigrés de Thessalonique. Les réfugiés attendent, au contraire, un document d’expulsion délivré par la police au centre de détention de Moria.

Avec une capacité d’accueil de 1 000 personnes seulement, le centre de Moria déborde de tous côtés. Plus de 1 000 personnes attendent à l’extérieur du centre, dormant sous des tentes de fortune ou parfois même en plein air, sans eau, sans nourriture ni toilettes. Vahab et Nassim, qui ont été transférés au centre depuis le port, font la queue pour recevoir le verre de thé qui constituera leur seule ration pour la journée.

VIVRE EN SÉCURITÉ

La bouche sèche, ils racontent à quel point ils n’auraient jamais imaginé tomber si bas. Tous répètent en boucle que les gouvernements en Europe ne comprennent pas qu’ils ne veulent pas d’argent. Ils en ont. Ils ont payé une fortune pour arriver jusqu’ici. «  Si seulement il y avait une procédure légale, tout cet argent qu’on a donné aux trafiquants, on aurait pu le payer à vos gouvernements. Ce qu’on recherche, ce n’est pas l’argent, mais de vivre en sécurité  ».

«  À Kaboul, chaque fois que je sortais de la maison je ne savais pas si j’allais rentrer vivant. Ce que je voudrais c’est vivre dans un endroit où je ne craindrais pas de mourir à chaque fois que je sors de chez moi  », insiste Vahab sous le regard approbateur des autres réfugiés l’entourant.

Au milieu de la foule, une jeune Syrienne d’Alep d’une vingtaine d’années s’approche. Elle a vécu un an et demi en Turquie avant de s’embarquer. «  En Turquie, nous les Syriens, nous sommes maltraités. Nous sommes payés trois fois moins que les autres et devons payer trois fois plus cher les loyers et la nourriture. Si j’avais su le cauchemar qu’on vivrait ici, jamais je ne serais partie  », confesse-t-elle avec amertume.

Ahmed, un jeune informaticien d’Alep, l’air totalement abasourdi, regarde autour de lui. «  Mon frère est en Allemagne, ma maison en Syrie a été détruite, j’ai perdu mes amis, ma vie, tout. Je veux seulement rejoindre mon frère et retrouver un peu de paix, c’est tout  ».

RÉFUGIÉS DE PAYS EN GUERRE MAIS INDÉSIRABLES

L’attente dure parfois jusqu’à une semaine avant de recevoir l’ordre d’expulsion par la police. «  C’est une véritable contradiction  », précise Velivasaki car «  ils ne peuvent pas être expulsés : en premier lieu parce qu’ils viennent de pays en guerre et que selon le droit international ils doivent être protégés. Deuxièmement, parce que la Grèce n’a tout simplement pas les moyens de les expulser. Ce papier leur permet seulement de circuler en Grèce pour une durée maximale de 30 jours — de 6 mois pour les Syriens — avec pour obligation ensuite de quitter le sol grec mais par leurs propres moyens  ». Cependant, dans le même temps, «  ils sont interdits de circuler le long de toutes les zones frontalières de la Grèce ainsi que de se rendre à Athènes, et ce dans le seul but de les empêcher de rejoindre d’autres pays européens  ».

Une semaine passée sur l’île, à dormir sur les trottoirs, sur le gazon du centre de détention ou encore dans le port. Les réfugiés attendent le ferry qui les ramènera sur la terre ferme pour ensuite reprendre leur route à travers les Balkans. Le voyage qui les mènera vers le nord de l’Europe est encore long et leur coûtera des milliers d’euros supplémentaires, sans aucune certitude d’arriver.

La proposition initiale de la Commission européenne est de réinstaller 40 000 réfugiés arrivés en Italie et en Grèce, mais «  si on considère qu’en six mois 62 000 sont arrivés en Italie et 63 000 en Grèce  », commente Velivasaki, «  il est clair que c’est un chiffre purement symbolique qui ne va rien changer à la situation de crise qu’on vit ici  ».

http://orientxxi.info/magazine/lesbos-l-autre-porte-de-l-europe-pour-des-refugies-en-perdition,0981

Iran, ecco le sfilate in linea con i precetti dell’Islam

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A lezioni di passerella da Behpooshi, prima e più nota agenzia di Teheran di modelle alla maniera islamica

Video di Costanza Spocci e Testo di Eleonora Vio – Nawart Press

su Io Donna 

Da un anno e mezzo in Iran posare e sfilare in pubblico è halal, ovvero in linea con i dettami islamici. Se il Ministero per la Cultura e la Guida Islamica si è finalmente aperto alle esigenze di giovani sempre più proiettati verso il dinamico mondo esterno, è stato però chiaro su una cosa: no alle modelle alla occidentale e via libera alle indossatrici alla maniera islamica.

«L’indossatrice deve essere interamente coperta, ad eccezione di viso mani e piedi, e deve sfilare guardando dritta davanti a sé, senza osare movimenti sfacciati e provocatori» spiega Sharif Ravazi, fondatore di Behpooshi, cioè la prima e più nota agenzia di modelle di Teheran. L’Iran è stato investito da un boom di chirurgia estetica ma Ravazi vuole riappropriarsi degli originali canoni estetici iraniani e per questo seleziona «giovani acqua e sapone, vicine alle persone comuni». «Se in altri paesi l’industria di moda ha solo a che fare con i vestiti e l’estetica, in Iran può cambiare il ruolo delle giovani nella società» spiega Ravazi.

Nonostante le rigide regole di comportamento cui iraniani e iraniane devono adattarsi, nella storia iraniana le vesti sgargianti non mancano, come si vede nei capi tradizionali di città come Kashan o Esfahan. «Perfino il Profeta Maometto si diceva indossasse calzature gialle – sbotta Ravazi – ma chissà perché il nero oggi dilaga ovunque.»

Come in ogni altro aspetto della vita iraniana, anche nella moda c’è una netta linea di demarcazione tra sfera pubblica, dove manichini inespressivi coperti dalla testa ai piedisfilano per un pubblico misto di donne e uomini, e quella privata, con indossatrici senza velo, abiti scollati e pose sensuali, di fronte a un’audience di sole donne al riparo da sguardi indiscreti.

Lo sforzo per far emergere l’identità iraniana anche nella moda è apprezzabile, ma le aspiranti indossatrici non hanno dubbi: «Tra show pubblici e privati preferisco di gran lunga i secondi – dice Sarah Jinoussi -. Lì posso esprimermi liberamente e sentirmi… una vera modella.»

Alle Porte d’Europa – Reportage su La Regione Ticino

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L’isola greca di Lesvos è il terminal dei migranti che partono dalle vicine coste turche e tentano poi la traversata via terra verso l’Europa centrosettentrionale. Questo primo lembo di terra europea, povero a sua volta, vive tutte le difficoltà e le contraddizioni generate dall’afflusso di persone in fuga da guerre e miseria. Popolazione e autorità locali impotenti, governo centrale assente.

Nawart Press su La Regione Ticino

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Essere un travestito a Tirana

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Vorremmo farvi assaporare un granello, un assaggio del retrogusto che avrà il documentario Railway Diaries in Albania. Come ogni assaggio, non sveleremo più dello stretto necessario.

Per incontrare una delle nostre due narratrici dobbiamo aspettare le 10 di sera. “Andate nel parchetto dietro il Teatro dell’Opera dopo le 10 e chiedete di Angela” ci consiglia Xheny, attivista di Tirana. Prima di farvi venire con noi nel parchetto però, dobbiamo chiedervi di sintonizzarvi sulle nostre stesse note. Vi ricordate quella scena particolare di Todo Sobre Mi Madre di Almodovar, quella in cui Manuela arriva a Barcellona per ritrovare Lola e si imbatte su Agrado? C’era una sequenza in taxi con il sottofondo musicale di Tajabone, una canzone senegalese cantata da Ismael Lo. Ecco, c’è bisogno di questa musica per entrare nella giusta atmosfera di quel giovedì sera in cui abbiamo incontrato Angela.

Non c’è stato bisogno di andare in periferia, non c’erano le ronde di macchine attorno ai fuochi. Non c’erano seni in mostra o provocazioni. Era tutto molto più tristemente reale. Proprio di fianco a Piazza Skanderbeg, dove c’è il Tirana International Hotel, il teatro dell’Opera e le sedi del municipio e del parlamento di Tirana, nel cuore pulsante delle istituzioni. Lì dietro, in un parchetto poco illuminato ci siamo imbattute nella nostra Agrado. Aveva un paio di enormi occhi lucidi e due gambe scheletriche semi visibili sotto le calze a rete. Le chiediamo dove possiamo trovare Angela e lei ci indica una rete metallica nel buio più totale. Vedendo la nostra titubanza ci accompagna gridando con i suoi toni più acuti “Angela! Angela! Vieni fuori!”. Aspettiamo massimo 2 minuti e arriva la Lola di Almodovar, che nel nostro caso si chiama Angela, traballando su un paio di tacchi 12 con strass.

Si schiarisce la voce rauca prima di chiedere la prima (delle tante) sigarette… con il suo sorriso sdentato. Lola/Angela accetta di passare due giorni insieme a noi, anzi, accetta di farsi seguire. E così abbiamo fatto…

Non vogliamo dirvi niente di più su Lola/Angela, non vogliamo svelarvi le controversie e le battaglie che ha vissuto in una vita più amara che vissuta. Ve lo mostreremo a tempo debito nel primo episodio del nostro documentario…

Gipsy Groove al Përalla Festival di Gjakova

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Giorno 1 – Parte SecondaIMG_3459

Sono quasi le 6 di sera quando ci rimettiamo in macchina. Questa volta è Luli che decide per noi, Prizren è a soli 15 minuti di strada, e prima di andare al festival possiamo farci un giretto tra le vie del centro più culturalmente attivo del Kosovo. A differenza delle altre città, Prizren ha un centro antico. “Assomiglia a Sarajevo” esclama Eleonora mentre attraversiamo un ponte costruito dagli ottomani. Ci sediamo in un baretto lungo le sponde del Bistrica, per fare due telefonate agli organizzatori del Përalla festival di Gjakova. Non appena il sole scende e tutto si colora di un arancione denso e palpabile, iniziamo a congelarci di freddo, e ci trasciniamo tremanti fino alla macchina. Riusciamo a metterci sulla strada verso Gjakova solo al secondo tentativo, con grande apprensione di Luli. Posiamo i nostri zainoni spacca schiena al Metropolis Motel, uno di quei motel usati dalle coppie non sposate per le fuitine notturne, con tanto di entrata posteriore per uscire di scena con discrezione, e ci fiondiamo al festival guidati da un ragazzo del motel.

Luli è in stress da parcheggio, e dopo 200 manovre si piazza nel posto più lontano dal Festival, per cui ci facciamo una scarpinata di 15 minuti in mezzo al bosco sotto le stelle fino a quando una piccola vallata scavata tra due colline ci illumina il sentiero. Centinaia di ragazzi e ragazze calcano contro l’entrata per buttarsi sotto il palcoscenico in attesa del gruppo di star della serata: i Gipsy Groove. Sono le nuove star del Kosovo, tutti Rom di diversi paesi: il cantante di Gjakova, il batterista di Zagabria, i gemelli ottoni della Macedonia, il chitarrista albanese. Non appena vengono chiamati sul palcoscenico, la valle di Shkügen si inonda di gridolini e salti che fanno traboccare le bottiglie di birra ovunque.

IMG_3747Kafu, il cantante, in due mosse addomestica il palcoscenico lanciando le mani piene di anelli verso il cielo rischiarato dalla luna quasi piena. Gipsy Blues and Rock&Roll è il pezzo atteso da tutti. Ma la scena si riscalda anche quando un ritmo Raggae introduce la famosa canzone rom Ederlezi, scritta nei campi di concentramento durante la seconda guerra mondiale e diventata famosa in tutto il mondo grazie a Goran Bregovic. I sei musicisti del gruppo, ci hanno spiegato la mattina seguente che la più grande vittoria è stata proprio quella di riuscire a far ballare e cantare tutti su note gipsies. Albanesi, rom, serbi. La musica gipsy ha bisogno per sua natura di mischiarsi a generi, culture, melodie diverse, per plasmarsi ed evolversi. D’altronde, se pensiamo a vari generi musicali come il flamenco o il jazz manouche, cosa sono se non una miscela di ritmi di mondi lontani fusi dalle corde dei chitarristi rom? Parlano di discriminazione, di minoranze, ma soprattutto parlano della vita di tutti i giorni dei rom. I testi sono rivolti ad una generazione futura e giovane che secondo Kafu é sulla buona strada per l’integrazione, anche se, come suggerisce lui stesso, il momento in cui il razzismo verso i rom finirà sarà quando “il fatto che tua sorella esca con un rom non sarà più considerato come un problema…”, perché a tutti piacciono le belle parole, ma quando si tratta della vita personale di ognuno di noi, il gioco è diverso.

Dopo una bella chiaccherata su musica e poesia all’Urban Café di Gjakova, con un sottofondo di Bob Marley che fa canticchiare sorridenti i 6 musicisti di Gipsy Groove, i ragazzi si caricano l’armamentario di strumenti per la prossima tappa della loro tourné dei Balcani, Tirana.

Vi lasciamo sulle note di Gipsy Groove, che forse in futuro verranno in Italia.

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Nelle miniere di Trepča, 600 metri sotto terra

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Immaginatevi di sentirvi risucchiati verso il centro della terra, vi è mai capitata come sensazione? Lo stomaco raggiunge la gola in un balzo, sotto i piedi è come se si aprisse una voragine e nel frattempo una mosca immaginaria inizia a ronzare in circolo dentro la vostra testa.

Ci è capitato oggi, nelle miniere di Trepča, il complesso minerario più grande di tutta Europa ricchissimo in piombo e zinco. La proprietà delle miniere è contesa tra Serbia e Kosovo in una battaglia simbolica quanto politica che è finita sui tavoli negoziali a Bruxelles, diventando di fatto una delle priorità assolute nelle trattative Pristina-Belgrado portate avanti dall’Unione Europea.

Trepča si trova a Mitrovica, una città di confine divisa in due dal fiume Ibar: a nord la parte serba, a sud quella a maggioranza albanese. Un ponte divide due mondi paralleli e solo pochi fanno abitualmente avanti e indietro tra nord e sud. I pochi che per lavoro sono obbligati ad attraversare quotidianamente le due parti si riconoscono dalle loro macchine, tutte senza targa. Le ultime due guerre hanno fomentato un odio che non è ancora assopito, e in città la battaglia si consuma in piazze intitolate a partigiani di ciascuna parte, monumenti e bandiere, serbe e albanesi, che colorano diversamente le due sponde del fiume.

Arrivando da Belgrado in minibus, non appena valicato il “confine”, che per i serbi è un semplice posto di blocco, per le strade ci è capitato di vedere cartelloni enormi con scritte “Questa è Serbia” e gigantografie di Putin appese a ristoranti o stampate nei teloni posteriori dei camion.

Anche la lingua è una barriera non indifferente e sebbene ambo le parti non si distinguano poi più di tanto in quanto al bere fiumi di alcool tutto il giorno, bisogna stare ben attenti a che formula usare quando si brinda.

Così come Mitrovica, anche il complesso di Trepča è diviso, alcune parti addirittura con la Croazia. L’estrazione di minerali avviene in entrambe le parti, ma le raffinerie sono tutte a nord, in quella serba, sebbene la gigantesca ciminiera che sovrasta l’intera città sia spenta da diversi anni.

Stamattina, con gli occhi stropicciati dal sonno, ci siamo avviate verso sud per incontrare i minatori albanesi. Al valico della cancellata della miniera ci aspettava Mostafa, il portavoce del complesso di Trepča, che ci ha subito accompagnato a curiosare in giro per gli edifici e a fare alcune interviste, tra cui anche un rappresentante sindacale che ci ha parlato degli ultimi scioperi di gennaio, non contro l’amministrazione della miniera, ma contro la sua privatizzazione. Da che mondo e mondo, ci spiegava, le miniere sono tutte nazionalizzate, ed è nell’interesse dei minatori mantenerle pubbliche a tutti gli effetti, in modo che la sovranità del Kosovo sul complesso venga riconosciuto una volta per tutte. 3500 persone lavorano per mantenere la miniera attiva tutti i giorni dell’anno, 24 ore su 24 e alcuni di loro lavorano fino a 1100 metri di profondità.

Ma non si va a parlare con i minatori senza scendere in miniera. Così, munite di caschetti, torcia, stivaloni e divise da lavoro, siamo scese anche noi. Una affagottata a mo’ di omino michelin, l’altra che sembrava “appena uscita da un campo di concentramento” e l’altra ancora con uno stivale bucato, che da lì a poco avrebbe regalato grandi emozioni, ci siamo schiacciate dentro il gabbione-ascensore insieme a Mostafa, due minatori e il nostro Luli, l’interprete.

“Pronte alla discesa?”, Mostafa caccia un urlo all’uomo provvidenza, ovvero colui che passa otto ore della sua giornata dentro un gabbiotto a tirar su e giù i minatori dagli inferi.

Click, la gabbia inizia a cigolare, appena il tempo di accendere le lampade e…broooooooom! Veniamo tutti risucchiati.

Ci vogliono tre, forse cinque minuti ad arrivare alla nostra destinazione. Dopo i primi momenti di sconcerto si chiacchiera, qualcuno sfumacchia, finché finalmente non raggiungiamo i -600. Fuori dalla gabbia ci imbattiamo in uno dei carrelloni e varchiamo il portone d’accesso ai tunnel.

Meraviglia!

Tunnel dai soffitti altissimi illuminati solo dalle torce si spalancano davanti ai nostri occhi stupefatti. Prima un tratto di con rotaie e terra battuta, poi pantano e mano a mano quasi esclusivamente tratti completamente allagati.La luce fa brillare i minerali nel buio. Ad un certo punto ci travolge una zaffata di aria calda e l’umidità si fa davvero alta, per la gioia delle nostre reflex che si appannano in continuazione. Incontriamo due minatori che con un trivellatore – svedese, i migliori a quanto pare – bucano grandi X rosse segnate su una parete immensa. Lavorano con a disposizione un solo fascio di luce che proviene dal macchinario. Poi mano a mano incontriamo nuovi fasci di luci piccoli, altri minatori e altre macchine che per un momento illuminano un tratto di strada.

Ovunque nei tunnel ci sono segnali per non perdersi: bulloni montati al contrario negli innesti delle tubature dell’aria, frecce disegnate con gessi, lettere in vernice rossa…ma per chi lavora lì da una vita praticamente non ce n’è bisogno. Conoscono tutte le “vie” sotterranee a memoria, dal livello -60 al -1100 e potrebbero percorrerle a occhi chiusi.

E’ un mondo a parte, ci spiega un minatore piuttosto su con l’età, un signore con le rughe che ricoprono gran parte del viso e due occhi belli che raccontano tanto. Mentre lo intervistiamo cerca di farci capire quanto l’essere minatori sia una fierezza, della solidarietà sul lavoro e tra le famiglie, di quanto la vita dell’uno dipenda dalla collaborazione e dalle competenze di quella dell’altro.

Rimaniamo in tutto un’ora e mezza sottoterra, raccogliendo molto materiale, che se pazientate, vedrete rimaneggiato e pubblicato in diverse lingue tra qualche tempo.

Una volta riportate alla luce del giorno dall’uomo della provvidenza e la sua gabbia, ci fermiamo con i nostri compagni di esplorazione appena fuori dalla miniera e ci scattiamo una bella foto ricordo. Siamo sudate, luride e anche un po’ maleodoranti, ma molto, molto felici di aver fatto quest’esperienza.

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The Railway Diaries:tornare a raccontare sulla Via della Seta

Asia/EUROPA/Sud Asia/Varie di

Da Venezia a Samarcanda. Epici viaggi raccolti nella storia delle prime relazioni internazionali, degli scambi, dello studio interculturale. Epici per dimensioni e per impegno. Tale rimane il tracciato della Via della Seta, epico. Riecheggia fantasie lontane, esotiche. Un milione di volti che spopolano pagine, fogli illustrati, documenti ufficiali, giunti con autorevolezza fino ai nostri giorni.

A “illuminarne” la contemporaneità, con professionalità e un pizzico di poesia questa volta saranno le freelance del neonato collettivo giornalistico Nawart Press, Costanza Spocci, Eleonora Vio, Giulia Bertoluzzi, Tanja Jovetic e lo faranno…in treno. Per costruire The Railway Diaries dovranno attraversare i Balcani e passeranno per Grecia, Turchia, Iran, fino ai paesi dell’Asia centrale. Un’estate per documentare nuovi vecchi mondi.

“Quello che proponiamo con il progetto The Railway Diaries, e più in generale attraverso Nawart è di dar un volto e una voce a chi non ce l’ha per far si che lo scambio culturale possa arricchire anziché dividere”. Protagoniste del viaggio narrato saranno le donne e le espressioni delle loro vicende da paese a paese. Il fenomeno delle Vergini Giurate in Albania del nord, le sacerdotesse zoroastriane in Iran o le donne nel Kurdistan iracheno.

The Railway Diaries sarà una narrazione diversificata e multimediale, dalle tante modalità di rappresentazione: foto, video-reportage, articoli da pubblicare nei media, blog e infine la produzione di un documentario finale che ne raccoglierà l’esperienza. Per ora il progetto verrà illustrato in tre lingue, italiano, inglese e francese, ma si punta ad ampliarne l’espressione.

Chi è Nawart Press?

E’ un’idea concretizzata che unisce specificità e professionalità del mondo giornalistico diversificate. Una realtà nata dalla voglia delle nostre protagoniste a darsi una dimensione propria nel mondo che cambia, un’indipendenza, una propulsione alle esperienze di lavoro sin qui maturate. The Railway Diaries altro non è che il progetto pilota di Nawart che esprimerà sul campo quello che è l’idea di un giornalismo orizzontale, graduale, rispettoso che è alla base della sua funzione.

Perché il Crowdfunding?

Il progetto è stato lanciato per il crowdfunding su BECROWDBY.   La raccolta fondi ci serve  per partire, andare” spiega Eleonora “ proprio sfruttando l’intuizione del lavoro collettivo, della responsabilità in prima persona, ma dà anche la possibilità a chi rimane, a chi sta a casa di partecipare, sostenendoci e influenzando il progetto facendolo crescere in una o più direzioni condivise.”

Mentre intervisto Eleonora colgo la determinazione di chi ha bene in testa l’obiettivo e mi complimento della grinta, ma v’è qualcos’altro di indicibile, ma evidente: lo scalpitare di chi non vede l’ora di partire, quella irrefrenabile sensazione piena di tutto di chi aspetta un treno per andare.

Sabiena Stefanaj
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